Les photos sont utilisées à des fins illustratives et non dans un but d’exploitation commerciale. Quelques rares beaux moments quand même. Pantin pathétique pris de vertige au centre d’un cercle de haine. Critique positive la plus utile. Dans un quartier populaire , alors que s’installent des forains, on découvre le corps d’une jeune femme étranglée.
| Nom: | panique duvivier |
| Format: | Fichier D’archive |
| Système d’exploitation: | Windows, Mac, Android, iOS |
| Licence: | Usage Personnel Seulement |
| Taille: | 10.57 MBytes |
Fortin , Emile Drain Mr. Pedro Almodovar — Programmation de Lumière Le malheureux est harcelé par la police et bientôt traqué par la foule Nous ne voulons pas conclure que le système américain est meilleur ou pire que le nôtre. L’inspecteur doit se rendre à l’évidence. Le véritable meurtrier n’est autre que le jeune amant d’Alice, mais Hire, qui pourrait bien en fournir la preuve, se garde bien de le faire par amour pour Alice. Hire , ce film sombre et pessimiste est une grande réussite de Duvivier.
Dans un quartier populairealors que s’installent des forains, on découvre le corps d’une jeune femme étranglée.
L’assassin, Alfred, un vaurien gominé, et sa maîtresse, Alice, font porter le chapeau à l’étrange M. Hire, qui réside dans le petit hôtel meublé de la place. Hire, le misanthrope qui croyait renaître à l’amour grâce à Alice. Premier film réalisé en France durant l’après-guerre par Julien DuvivierPanique s’avéra un retour compliqué pour le réalisateur avec un cuisant échec public et critique.
Panique par Julien Duvivier (Cinémonde ) –
Tous les éléments du réalisme poétique qui firent le succès de Duvivier avant-guerre sont pourtant là avec ce cadre populaire gouailleur, une certaine pannique féérique dans l’usage du décor réaliste et factice à la fois de cette fête foraine avoisinante et le magnifique personnage maudit qu’est Monsieur Hire.
Alors que malgré ses élans de noirceur ou de positivisme pour la période du Front Populairele genre exaltait des valeurs nobles et un certains romantisme, Duvivier inverse ici le propos avec ce film incroyablement âpre et désabusé sur panisue nature humaine où il adapte très librement Les Fiançailles de M.
Hire de Georges Simenon. Dès la scène d’ouverture et par un zoom bien senti alors que la caméra balaie le paysage urbain de ce petit quartier, Duvivier isole son étrange Monsieur Hire Michel Simon du reste de la population. La symbolique sera plus lourdement appuyée quelques scènes plus tard le temps d’une partie d’auto-tamponneuses où l’ensemble des participants s’acharnent sur lui sans raison.

Que reproche-t-on exactement à Monsieur Hire? Comme on l’apprendra durant l’histoire, une suite de déceptions l’ont rendu quelque peu misanthrope et amené à nourrir bien peu d’attente de son prochain. Duvivier a une idée de génie en confiant le rôle à Michel Simon qui, s’il confère certes une certaine étrangeté au personnage, l’isole des autres plus par son détachement presque hautain que par une vraie excentricité ce vers quoi penche un peu plus la version de Patrice Leconte avec le duuvivier de Michel Blanc.
Le background du Hire incarné par Simon, bien plus flamboyant et romanesque que chez Simenon, accentue cette supériorité.
Critique de PANIQUE, réalisé par Julien Duvivier
Omniscient, mystérieux et bienveillant avec les âmes innocentes ses seuls élans de gentillesse iront vers une petite fuvivier voisine de palier, occasionnant d’autres accusation douteuses à son égard et qui ont besoin de protection. C’est ironiquement en descendant de sa tour et en cédant à ses sentiments que Hire causera sa perte.
Lorsqu’un meurtre est commis dans le quartier et que tous les soupçons se tournent tout naturellement vers lui, Hire ne pense qu’à sauver Alice Viviane Romancejeune fille perdue et amoureuse du voyou et vrai assassin Alfred Paul Bernard pour lequel elle a déjà fait de la prison.
Michel Simon humanise magnifiquement ce personnage si détaché par sa passion inattendue et alterne avec brio les registres de protecteur charismatique, silhouette taciturne et amoureux éperdu, émerveillé de recevoir enfin une même affection en retour.
Viviane Romance, inoubliable graine de discorde de La Belle équipeest quant à elle parfaite de sensualité et d’ambiguïté. Son regard lors des échanges avec Simon trahit une constante hésitation entre réelle manipulation et affection naissante pour ce drôle de bonhomme ; mais entre l’amour innocent du monde plus vaste qu’est prêt à lui offrir Monsieur Hire et les étreintes brutales et la fange de la rue incarnées par Alfred, elle fera constamment les mauvais choix.
Panique par Julien Duvivier (Cinémonde 1946)
La vision du monde des films du duvivifr poétique en prend un coup ironiquement, ce sont ceux incarnant l’image d’un certain romantisme typique au départ qui seront les éléments négatifs et ce sera d’autant plus significatif lorsque Duvivier montrera les dvivier instincts et l’effet de groupe aboutissant au drame final.
Là, on voit la haine ordinaire et l’effervescence de la violence s’étendre comme une traînée de poudre, d’abord insidieusement duviiver le poids de la rumeur et la lâcheté des individus isolés, incapables de tenir tête à Hire puis, alors qu’elles ont trouvé un feu auquel se nourrir avec de fausses preuves, par des scènes surréalistes: Toute la sophistication mise en place auparavant pour exprimer ce sentiment explose lors d’un impressionnant morceau de bravoure sur les toits, théâtre des regards furtifs entre Hire et Alice par fenêtres interposées et synonyme de danger et de mort en conclusion.

Le constat final est d’un pessimisme terrible, Duvivier enfonçant le clou après la tragédie finale en ne nous montrant même pas à l’écran la justice rétablie. A la place, une tonitruante fête foraine tandis qu’on distingue une ambulance dont on connaît le malheureux occupant s’éloigner au loin.
La Page du distributeur.
