M me Jambier, l’épicière René Hell: Côté casting, si le choix du comédien Jean Gabin pour incarner Grangil fait l’unanimité, il n’en va pas de même pour celui de Bourvil. Grandgil sera sauvé par l’offcier allemand, mais ne pourra aider Martin qui s’enfonce dans la nuit à bord d’un camion vers un destin funeste. C’est la fameuse réplique: Le film est court, a peine plus d’une heure vingt, une durée idéale pour imposer du rythme au film. Avant, y’avait Belmondo et Delon.
| Nom: | la traversée de paris version colorisée |
| Format: | Fichier D’archive |
| Système d’exploitation: | Windows, Mac, Android, iOS |
| Licence: | Usage Personnel Seulement |
| Taille: | 17.34 MBytes |
Poser une question au vendeur. Bourvil joue ici son unique et éternel rôle ; comme toujours il m’énerve, et comme toujours je ne l’ai pas trouvé tellement drôle. Abonnez-vous à ce produit pour être alerté e avant tout le monde d’une baisse de prix, d’une promo exceptionnelle, ou de sa disponibilité en stock Musée de Louis Musée de la gendarmerie et du cinéma de Saint-Tropez depuis Douce Blu-ray – Blu-ray. Allez lire la rubrique AIDE en haut de ce blog.
Martin, ancien chauffeur de taxi en chômage nous sommes à Paris, enest devenu un homme à tout faire du marché noir à qui l’on confie le soin de transporter quatre valises pleines de porc, à l’autre bout de Paris.
Son acolyte habituel, s’étant fait arrêter, Martin propose à un inconnu, Grandgil, de l’accompagner.
Après avoir provoqué une bagarre dans un café et avoir assommé un agent, Grandgil entraîne Martin chez lui et révèle sa véritable identité. Peintre connu, il s’est offert le luxe de jouer pour un soir le rôle d’un trafiquant. Ecoeuré, Martin continue pourtant son voyage avec cet étrange compagnon, mais tous deux sont arrêtés par une patrouille allemande. Grangil sera relâché, grâce à ses relations, tandis que Martin sera déporté.
A la Libération, les deux hommes se retrouvent par hasard, Grangil toujours fortuné et Martin, vieilli et affaibli, porteur à la gare de Lyon. Et le film se termine sur cette réplique amère: L’écrivain a été un des seuls a s’élever dans la presse sur l’horrible conditions des juifs qui devaient porter l’étoile jaune durant l’occupation. Le but n’est pas de faire rire, ce qui ne veut pas dire que certaines situations ne font pas sourire.
Le réalisateur va édulcorer la nouvelle et surtout la fin, beaucoup plus optimiste que la nouvelle ou Grandgil est tué par Martin. Mis à part sa conclusion tournée à la gare de Lyon à Paris, toute l’action du film se déroule l’espace d’une seule nuit dans un Paris entièrement reconstitué en studios.
Ce faux Paris de nuit silencieux donne une ambiance verslon au film, presque irréelle. Au niveau des acteurs, le réalisateur va avoir affaire au très grand niveau. Complètement énorme, GABIN réalise une performance hors du commun, peut être son meilleur rôle de l’après guerre. L’acteur domine son sujet. Encore en forme à l’époque, il impose le respect et alterne les grands moments. A la fois rassurant, la force tranquille il peut se révéler farceur, agressif, drôle.
L’acteur a muri et le film va se révéler pour lui un magnifique tremplin vers la crédibilité et lui permettre accéder à des rôles souvent intéressants. Est-ce l’effet du hasard? Pour les besoins du rôle de JAMBIER l’épicier adepte du marché noir, le réalisateur offre le rôle à un habitué des seconds rôles, des courtes apparitions.
C’est Louis DE FUNES déjà habitué aux personnages bizarres, de policiers colériques, de gueulards, qui va camper un épicier d’anthologie, une petite crapule malhonnête. Un rôle court, mais qui va marquer les souvenirs. Malgré la qualité de sa prestation, l’acteur devra attendre encore des années avant d’accéder aux premiers rôles, mais il demeure un des acteurs de complément préféré des réalisateurs. Le film est court, a peine plus d’une heure vingt, une coloriisée idéale pour imposer du rythme au film.

Rappelons que le buddy movie est un genre qui voit deux personnages diamétralement opposés faire corps lors d’une situation donnée et devenir amis à l’issue de l’épreuve qui les a rapprochés.
Paris est occupée par l’armée Allemande. La place de l’Etoile est envahie par les blindés allemand, comble de la honte Sur les marches de la station de métro « Mabillon » un aveugle joue la Marseillaise au violon et reçoit une pièce d’un offcier allemand amusé. Le ton du film est donné.

Mariette la femme de Martin repère Grandgil dans la brasserie où ils prennent un verre. Celui-ci se lave les mains dans le lavabo du bar pendant que les gendarmes recherchent un voleur de charbon. Peut être la bonne personne pour assurer l’intérim de l’assistant habituel de Martin. Martin tente d’en imposer face au mystérieux Grandgil qui semble amusé par le travail nocturne.

Une fois que Grandgil aura fait exploser les honoraires donnés par Jambier, les deux compères s’enfoncent dans la nuit parisienne. Comme dans le jeu vidéo « Silent Hill », le danger peut surgir de n’importe quel recoin de rue sombre et déserte. Grandgil fera découvrir à Martin la petitesse des parisiens et les drames de l’occupation dans ce parcours initiatique. Comme dans tout chef-d’oeuvre, les scènes anthologiques ne manquent pas. Grangil fait chanter Jambier contre une forte augmentation de la prime pour transporter le cochon.
Une scène culte du cinéma français à l’instar de la scène de la beuverie dans « Les tontons flingueurs » Une autre scène forte est la crise de Grandgil dans un bar glauque tenu par de pauvres tenanciers qui tiennent plus des Thénardier qu’autre chose.
GABIN leur met leur misérable condition de moutons, de petits collabos dans la face. Menaçant, il met minable les tenanciers, habitués à être sous le joug de l’occupant. Martin leur lancera un « affreux! Les deux pas vraiment amis devront affronter un verdion soupçonneux, rencontrer une vieille prostituée, se débarrasser de chiens flairant la bonne chair, ils seront sauvés d’une patrouille allemande par une jeune femme, il faut bien s’aider entre français dit-elle Le film prend un ton dramatique.
Arrêtés par la police allemande, ils bénéficient d’un concours de circonstance. Grandgil est un peintre connu. L’officier allemand, bonnard, discute le bout de gras avec Grandgil, il est certain qu’ils vont être libérés. Mais le sort s’acharne. Pendant la livraison des deux collorisée, un colonel allemand se fait descendre. Tous les gens arrêtés durant le couvre feu seront déportés, voire pire.
Grandgil sera sauvé par l’offcier allemand, fersion ne pourra aider Martin qui s’enfonce dans la nuit à bord d’un camion vers un destin funeste.
L’anonyme Martin n’a pu bénéficier du passe droit du célèbre Grandgil. Heureusement, le réalisateur offre une fin joyeuse, Martin, sans que l’on sache comment, a survécu et retrouve Grandgil sur le quai de la gare de Lyon Pas vraiment un film documentaire, les anachronismes et erreurs historiques ne manquent pas, le budget du film n’était pas si important, il s’agit d’un témoignage sur l’occupation allemande d’une grande force interprété par des acteurs inouïs.
Reste à savoir comment le public va appréhender cette oeuvre, pas vraiment glorieuses, colorksée ans seulement après la fin de la guerre. Le film sort dans deux salles en exclusivité qui font le plein. Auréolé de fort bonnes critiques, coloriése film va bénéficier d’un très grand bouche à oreille colkrisée va lui permettre de connaître une longue exclusivité.
Sur traaversée durée le film va faire une brillante carrière et passer sans coup férir le million d’entrées à Paris intra muros. C’est tout à son honneur et il va accéder à des rôles plus ambitieux. GABIN écrase de sa puissance le box office français et ce n’est pas fini.
LA TRAVERSEE DE PARIS – LOUIS DE FUNES BOX OFFICE 1956
Avec le temps, le film va accéder au statut de culte et demeure un des films les plus commentés sur le net et dans les livres sur le cinéma.
Soyons fou, c’est un des dix meilleurs films français de l’histoire. Marcel AYME se déclare enchanté de l’adaptation de sa nouvelle. D’ailleurs une autre de ses nouvelles « La jument verte » sera adapté par le même réalisateur, avec Les récits de Marcel Aymé ont un point de départ formidable, raconte Claude Autant-Lara, mais pour une transposition à l’écran, nous ne trouvions pas toujours la bonne chute.
Le scénario est ainsi resté quelque temps en rade. Je ne voulais pas commencer avant qu’il ne soit impeccable. Nous avons, dans un premier temps, renoncé au sujet.
Nous l’avons repris deux ou trois ans plus tard et moi, j’ai poursuivi ma balade pour le placer Le réalisateur frappe à toutes les portes, mais l’accueil des producteurs est décourageant: Vous nous apportez une histoire de cochon, pendant l’Occupation, alors que les gens ont envie de voir des bals avec des robes longues et de beaux habits.
Et puis la guerre est finie. Ça suffit comme ça Autant-Lara est tenace comme à son habitude, et il s’accroche, poursuit sa guerre d’usure. La Traversée de Paris est en passe de devenir une traversée du désert quand il trouve enfin celui qui accepte d’un coup et l’histoire et l’acteur.
Au départ Blier était pressenti pour le rôle. Mais autant-Lara voulait Bourvil… M.
La Traversée de Paris – film – AlloCiné
Deutchmeister s’étonne bien du choix fait sur Bourvil, mais il est d’accord. On lui avait déjà imposé colodisée drôle dans Le Passe-muraille et voilà que ça rraversée. Cette fois, il ne peut accepter. Le 8 marsil envoie une lettre incendiaire au réalisateur, avec copie au producteur: J’entends bien qu’il s’agit maintenant de faire commercial à tout prix et de tourner la chose en grosse guignolade, mais je ne crois vrsion pas que ce soit là un bon calcul.
Bourvil pourra y aller de toutes ses bonnes ficelles dans le rôle de Martin, il ne sera qu’insignifiant. Il va sans dire que mon nom ne paraîtra pas au générique. En outre je me réserve de dire dans la presse ce que je pense de cette petite mésaventure dont vous serez victime aussi bien que moi. Je vous souhaite bon courage dans l’accomplissement de cette besogne.
A vous bien sincèrement. Passablement affolé, le producteur fait pression sur le cinéaste: Nous ne pouvons tenter le coup alors que l’auteur nous dit travversée l’avance qu’il va nous tirer dessus.
Mais Autant-Lara tient bon. Comme on risque un banco, comme on se jette à l’eau.
La traversée de Paris (version colorisée) – Claude Autant-Lara – – Gaumont
En passant, il profite des conditions particulières pour réduire le mon-tant du devis stipulé au contrat. Le réalisateur doit renoncer à la couleur. Va pour le noir et blanc. Qui peut enfin, lui aussi, signer le contrat. Bourvil a suivi toutes ces tractations de loin. Sans en prendre ombrage, il a l’habitude.
